Entre deux prises de parole ratées et trois soirées à ruminer « j’aurais dû dire ça », beaucoup découvrent qu’il ne manque pas de talent, mais un bon réglage de leur façon de penser. Et la bonne nouvelle, c’est qu’un simple carnet – qu’on l’appelle journaling, journal intime ou cahier d’évolution – peut devenir une arme secrète pour transformer son paradigme… sans passer par la case « gourou du développement personnel ».
- → Le Paradigme et le Cahier « Back on Track » : Mon Duo Anti-Auto-Sabotage.
- → Le paradigme : ce filtre qui raconte votre histoire à votre place.
- → Journaling : la version « no filter » pour apprivoiser son paradigme.
- → « Back on Track » : un cahier d’évolution pour recadrer son récit intérieur.
- → Quand écrire change la manière de parler… et d’agir !
- → Et si vous testiez ?
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→ Le Paradigme et le Cahier « Back on Track » : Mon Duo Anti-Auto-Sabotage.
Je suis en plein dedans : je construis mon propre cahier d’évolution. Je l’ai baptisé « Back on Track », parce que c’est exactement ce qu’il me permet de faire : me remettre sur les rails quand mon cerveau part en freestyle !
Dedans, je note mes objectifs du jour, de la semaine, du mois, mes petites victoires, mes ratés (avec parfois un soupçon de drama, on ne va pas se mentir). Et surtout, j’observe comment je pense, comment je parle de moi, de ma communication, des autres. C’est là que le lien avec le paradigme saute aux yeux.
À force d’observer mes pensées, j’ai commencé à identifier les idées qui me freinaient — ces phrases du genre « Je ne suis pas légitime », « Je vais forcément me planter » — et à les challenger. Par exemple, je me demande : « Est-ce vraiment toujours vrai ? » ou « Quelle preuve ai-je du contraire ? »
→ Le paradigme : ce filtre qui raconte votre histoire à votre place.
Un paradigme, c’est ce fameux « logiciel de base » qui tourne en fond et qui influence tout : ce que vous pensez possible, ce que vous pensez de vous, et comment vous vous exprimez.
Si votre paradigme dit « Parler en public, c’est dangereux, on va me juger », devinez ce qui se passe quand on vous donne la parole ? Exact, panique à bord ! Vous le sentirez immédiatement dans votre communication : voix plus petite, regard fuyant, gestes crispés.
Si au contraire, votre paradigme dit « Parler, c’est partager et connecter », la même situation devient un terrain de jeu (avec un peu de stress, oui, mais du bon).
Le problème, c’est que ce paradigme est souvent invisible. On le subit sans s’en rendre compte. Et c’est là que l’écriture devient un outil formidable !
→ Journaling : la version « no filter » pour apprivoiser son paradigme.
Le journaling, c’est le cousin artistique du cahier d’évolution (plus libre et spontané). On y dépose ressentis, émotions, pensées brutes. C’est un espace où tout a le droit d’exister, même les peurs les plus irrationnelles.
Des recherches sur l’écriture expressive montrent que le simple fait d’écrire régulièrement sur ses émotions aide à diminuer le stress, à mieux comprendre ce que l’on vit et à structurer sa pensée.
Certaines études ont même observé des bénéfices physiques comme comme une diminution du nombre de consultations médicales et une meilleure régulation du stress (source : ScienceDirect, 2011).
En France, environ 7 à 8% des plus de 15 ans tiennent un journal personnel au moins une fois dans l’année, soit près de 3 millions de personnes (source : INH, 2020).
Dans le cadre de la communication (et de la vie au sens large !), le journaling permet par exemple de :
– Mettre à plat ce que l’on se raconte avant ou après une interaction.
– Repérer les phrases qui révèlent un paradigme limitant (« Je suis nulle », « On ne m’écoute jamais »).
– Commencer à reformuler ces pensées pour installer un paradigme plus soutenant.
→ « Back on Track » : un cahier d’évolution pour recadrer son récit intérieur.
Là où le journaling est libre, « Back on Track » est plus structuré. C’est un cahier d’évolution pensé comme un tableau de bord personnel.
Dans ce type de cahier, on peut par exemple retrouver :
– Des questions quotidiennes du style « Qu’est-ce qui s’est bien passé aujourd’hui ? », « Une chose que j’aurais aimé oser dire (ou faire) aujourd’hui ? »
– Des objectifs clairs : ce que je veux améliorer cette semaine, ce mois-ci, dans ma façon d’être ou/et de m’exprimer.
– Un bilan en fin de semaine pour voir ce qui progresse, ce qui bloque encore, et surtout ce qui a changé dans ma manière de penser.
Ce suivi régulier a un effet très concret : il oblige à sortir de l’auto-pilote (et du cercle vicieux de la procrastination). On ne subit plus son paradigme, on commence à l’observer, puis à le questionner. Avec le temps, on voit émerger un nouveau récit intérieur : un peu moins « je ne suis pas capable », un peu plus « je suis en progression ».
Certaines études sur l’écriture de soi montrent d’ailleurs que ce type de pratique augmente la motivation et le sentiment d’auto-efficacité, c’est-à-dire la sensation de pouvoir agir sur sa vie.
→ Quand écrire change la manière de parler… et d’agir !
Ce qui est fascinant, c’est que ce travail sur le papier finit par se voir dans sa façon d’être :
– repérer ses croyances limitantes,
– les reformuler,
– célébrer les petites victoires,
on commence à se présenter autrement, à choisir des mots plus justes, à assumer davantage sa voix et ses choix. Ce n’est pas magique, c’est progressif ! Mais à un moment, on se surprend à agir avec plus d’aplomb, comme si le filtre intérieur avait changé de couleur.
Quand le filtre intérieur change, le corps change aussi — presque sans effort.
Que ce soit par le journaling « no filter » ou le cahier « Back on Track » plus structuré, l’idée est la même : reprendre la main sur le récit qu’on se raconte à soi-même ! Et quand le récit change, la manière de communiquer et d’agir change aussi.
→ Et si vous testiez ?
Pas besoin d’être parfaite, ni d’écrire des pages sublimes. Un stylo, quelques minutes par jour, et un peu d’honnêteté suffisent. Chaque mot posé est un mini-mouvement dans votre façon de voir le monde – et mis bout à bout, ils finissent par créer une nouvelle façon de vivre… vraiment « back on track ».
Pour l’instant, je garde les coulisses de mon « Back on Track » pour un prochain article (teasing, bonjour !). Mais si vous sentez que votre filtre intérieur a besoin d’un bon coup de nettoyage, sachez qu’un simple cahier peut devenir un allié puissant pour remettre votre vie sur les rails.
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Vous avez déjà tenté ce genre d’outil ? Ça vous parle ? Laissez-moi un commentaire ci-dessous – je suis curieuse de lire vos anecdotes et idées ! Et abonnez-vous pour ne rien rater des prochaines aventures. Parce que oui, le meilleur est à venir… sans jamais se prendre trop au sérieux.
