« Tu ne seras jamais prête. » Et c’est tant mieux.

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Tu es compétente. Tu travailles dur. Tu obtiens des résultats.

Et pourtant, tu as parfois cette sensation désagréable : celle de ne pas être totalement écoutée, prise au sérieux, ou reconnue à ta juste valeur. Comme si ta légitimité était toujours à prouver.

Je l’ai retrouvée en lisant Devenir, l’autobiographie de Michelle Obama. Ce qui m’a le plus marquée, c’est sa détermination : c’est une bosseuse, qui ne lâche rien, et qui garde pourtant sa famille au centre. Elle y raconte ses doutes avec beaucoup d’honnêteté.

Voici trois choses que j’ai notées dans sa façon d’avancer.

→ 1. Occuper sa place sans s’excuser d’être là

À Princeton, Michelle Obama se sent comme une intruse. Elle vient du quartier populaire du South Side de Chicago, et elle est l’une des rares étudiantes noires. Une conseillère d’orientation lui dit : « Je ne suis pas sûre que tu aies le profil pour Princeton. ». La remarque est d’autant plus absurde que Michelle Obama avait déjà sauté une classe, réussi le concours d’entrée d’un lycée pour élèves doués de Chicago et figuré au tableau d’honneur.

Pourtant, elle ne se fait pas petite. Elle refuse de s’excuser d’être là.

Au lieu de se faire discrète ou de minimiser ses origines, elle choisit d’occuper pleinement l’espace. Elle reste authentique, parle avec franchise et refuse de jouer un rôle qui ne lui ressemble pas.

Plus tard, quand Barack Obama entre en politique, elle vit la même chose à plus grande échelle. Elle se retrouve dans des pièces remplies « d’hommes blancs », riches, issus de grandes universités. Elle pourrait minimiser son parcours, adoucir son franc-parler. Elle choisit l’inverse : elle reste elle-même, avec son humour, sa franchise et ses racines South Side.

Ce que je note : Notre place ne se négocie pas. Elle se prend. On n’a pas à s’excuser d’être là.

Quand on se sent moins légitime, le réflexe est de se faire discrète. Michelle Obama montre qu’on peut entrer dans la pièce telle qu’on est.

→ 2. La préparation est notre plus grand levier de confiance

Une idée revient en filigrane tout au long du livre : on ne contrôle pas tout, mais on peut tout maîtriser dans ce qui dépend de nous.

Michelle Obama parle notamment de ses discours pendant la campagne de 2008. Elle était terrifiée à l’idée de reprendre la parole en public. Après quelques prises de parole sur scène, certains médias l’avaient qualifiée de « femme noire en colère » (angry black woman). Elle raconte comment l’équipe de campagne a encadré sa communication, en lui faisant répéter ses discours et adapter son ton pour éviter les pièges médiatiques et améliorer sa prise de parole.

Elle a transformé son stress en rigueur.

Ce que je note : Se préparer, ce n’est pas se demander si on est assez bonne. C’est se demander si on a fait ce qui dépendait de nous. Cette question enlève une part de pression, parce qu’elle a une réponse.

 

 

→ 3. Le doute n’est pas un signe d’incompétence, c’est une compagne de route

C’est sans doute la leçon la plus puissante du livre.

Même après avoir été Première Dame des États-Unis, Michelle Obama avoue qu’elle continue de douter. Elle n’est jamais « arrivée ». Elle est toujours en train de devenir.

Elle explique que pour elle, « devenir n’est pas une question d’arriver quelque part ou d’atteindre un but précis » mais plutôt « un mouvement en avant, une façon d’évoluer continuellement. Le voyage ne s’arrête jamais. »

Ce que je note : Arrêter d’attendre que le doute disparaisse pour agir. Il ne disparaîtra probablement jamais complètement.

La vraie confiance naît dans l’action, même avec le doute.

→ En résumé

On ne sera jamais tout à fait prête, parce qu’on est toujours en train de devenir. Je trouve que c’est une bonne nouvelle : si on attend d’être prête pour commencer, on risque de ne jamais commencer.

Et c’est dans cet espace un peu inconfortable, entre ce que l’on est aujourd’hui et ce que l’on veut incarner, que se construit une présence authentique.

Penser autrement. Oser davantage.

— lady Vox

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