Quand on lance quelque chose, on n’a pas forcément le budget pour un espace de coworking, ni l’envie de payer un café toutes les deux heures pour avoir une prise et une table. On travaille donc à la maison, au milieu de tout le reste : les repas, le linge, les enfants quand il y en a, et la famille quand elle est là. Surtout pendant les vacances, où le travail et la vie de famille se disputent la même journée.
Je suis en plein dedans en ce moment. Je reçois ma famille pour quelques semaines, des bébés aux adultes, et je ne vais pas faire semblant : je n’avance pas comme je le voudrais.
→ Ce qui se passe, concrètement.
Il y a quelques semaines, j’avais mis en place de nouvelles habitudes : une morning routine, du sport, une night routine… Pendant un temps, ça a tenu. Puis la fatigue est arrivée, les invités aussi, et petit à petit tout a glissé. Une séance de sport sautée, puis une matinée sans routine, puis plus rien.
Le pire, c’est de reconnaître le schéma. Je remets le travail au lendemain, comme avant. J’ai longtemps cru que c’était derrière moi. Ce n’est pas le cas, et je préfère le dire clairement plutôt que de me raconter autre chose.
→ Un pas vaut mieux que zéro.
La semaine dernière, je n’ai pas tenu le calendrier que j’avais prévu. Mon article est sorti avec quelques jours de décalage, et sur Instagram, je n’ai pas publié tous les jours comme d’habitude.
Mais j’avais en tête la promesse que je me suis faite : un article par semaine et au moins un post sur Instagram. Je l’ai tenue. L’article est en ligne, et j’ai posté dans la semaine.
Un pas vaut mieux que zéro. Avant, quand je ne pouvais pas tout faire comme prévu, je ne faisais rien, et ça ne m’a menée nulle part. Cette fois, j’ai fait le minimum que je m’étais fixé, et Lady Vox a avancé.
→ La discipline, quand on en a peu au départ.
On entend souvent qu’il faut beaucoup de discipline pour travailler de chez soi. Oui, sans doute. Mais quand on n’en a pas beaucoup à la base, cette phrase ne sert pas à grand-chose.
Ce que j’ai compris, c’est que la discipline ne tient pas toute seule. On s’organise quelques jours, très bien, puis le quotidien revient et reprend sa place. Le problème n’est pas de manquer de volonté un jour donné. Il s’agit de bâtir un système qui résiste aux journées imparfaites, parce qu’il y en aura.
→ Ce que je remets en place.
Je ne repars pas de zéro avec dix nouvelles règles. Je prends ce qui me paraît tenable, même quand la maison est pleine :
– Un seul créneau de travail protégé par jour, même court. Une heure vraiment travaillée vaut mieux que quatre heures « disponibles » qui ne mènent à rien.
– Ce créneau le matin, avant que la maison se réveille, plutôt que de compter sur l’après-midi.
– Prévenir ma famille de mes horaires. Quand on est à la maison, on a l’air disponible en permanence, et il faut parfois le dire à voix haute.
– Une version minimale de mes routines : dix minutes plutôt que rien du tout.
Ma lecture de Un rien peut tout changer (Atomic Habits) de James Clear m’a rappelé deux choses : tout passe par les habitudes, et il ne faut pas attendre d’avoir envie pour s’y mettre. Je ne sais pas encore si tout cela tiendra. Je vais le tester, et je te dirai ce qui marche vraiment.
→ Ce que je retiens pour l’instant.
Retomber dans ses anciens schémas ne veut pas dire qu’on revient au point de départ. Je sais maintenant comment ça se passe chez moi, et ça change ma façon de m’y prendre. Je n’attends plus des habitudes qu’elles tiennent sans effort. Je sais que je devrai les reprendre, autant de fois qu’il le faudra, et qu’une semaine décalée compte quand même.
Je construis Lady Vox, et ce n’est pas une période chargée qui va me faire changer de direction. Le rythme, lui, je continue de le chercher.
Et toi, comment tu fais quand la maison déborde sur ton travail ? Dis-le-moi en commentaire, je suis preneuse de tout ce qui marche.
lady Vox

